Comment le Covid a métamorphosé New York City ?

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Nous l’avons tous appris par le biais des chaînes et des médias d’actualité : New York a été l’une des villes les plus touchées des Etats-Unis par la première vague de Covid survenue au printemps 2020. Porte d’entrée du virus aux Etats-Unis, le coronavirus s’est abattu sur la ville avec rapidité et violence, occasionnant plus de 20 000 morts et un profond traumatisme à la ville et à ses habitants. Depuis, New York tente tant bien que mal de faire face : si l’épidémie est dorénavant maîtrisée (avec un taux de contamination extrêmement bas), la ville ne parvient pourtant pas à retrouver son dynamisme et ses attraits d’avant la crise sanitaire.

Le coronavirus et tous ses effets collatéraux ont profondément métamorphosé New York qui vit à un rythme ralenti inédit depuis plusieurs mois. Aux dires de nombreux new yorkais, rien n’est plus vraiment comme avant à NYC. Mais qu’est-ce qui a donc tant changé ? Comment le Covid a-t-il métamorphosé New York ? C’est ce que je vous propose de découvrir aujourd’hui, d’après les informations tirées de nombreuses sources américaines locales.

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Beaucoup de New Yorkais ont quitté la ville

C’est un phénomène qui a été observé dans un certain nombre de grandes métropoles du monde : beaucoup de citadins ont préféré quitter leur ville de résidence pendant le confinement… et n’en sont pas forcément revenus. Plus particulièrement à New York, on a pu remarquer différents phénomènes :

➜ Les habitants les plus fortunés qui possèdent des résidences secondaires dans des états ou des villes plus rurales ont quitté leurs appartements des beaux quartiers. L’Upper East Side tout particulièrement se retrouve vidé d’une grande partie de ses habitants partis s’installer dans leurs luxueuses résidences secondaires.

➜ D’autres new yorkais, moins fortunés, ont chois eux, de rentrer dans leur ville d’origine auprès de leur famille. New York, ville cosmopolite par excellence  comporte finalement assez peu de new yorkais de naissance. La crise du coronavirus a donc provoqué un afflux de retour de ces new yorkais d’adoption vers leurs régions natales.

➜ Enfin, le confinement a eu pour conséquence de provoquer de nombreuses envies de changement de vie pour les citadins. Beaucoup n’ont pas supporté de devoir rester enfermés pendant plusieurs mois, parfois dans des appartements minuscules, nombreux à New York. La période post confinement a donc été l’occasion de revoir ses priorités, et pour certains new yorkais, de s’offrir plus d’espace en déménageant dans des villes plus aérées, dans la grande banlieue de New York.

Cet exode massif a bien sûr un impact direct sur l’immobilier. On estime par exemple qu’environ 5% des appartements sont vides dans les quartiers sud de Manhattan. Selon les agents immobiliers new yorkais, on n’avait pas vu ça depuis plus de 10 ans.

Beaucoup de commerces ont dû mettre la clé sous la porte

C’est une conséquence qui a touché de très nombreux pays : de nombreuses entreprises ont été durement impactées par la crise et New York n’échappe malheureusement pas à ce phénomène. Pire, le prix très élevé des loyers à New York pousse un nombre de plus en grand d’entreprises à abandonner leurs locaux et sièges new yorkais pour s’installer dans des locaux bien plus accessibles, en dehors de la ville. Avec un chiffre d’affaire considérablement réduit, beaucoup d’entreprises n’ont plus les moyens de se payer des locaux dans le centre-ville de New York.

© lemonde.fr

Les restaurants du centre sont notamment en grande difficulté et il se pourrait même que certains lieux emblématiques ne survivent pas à la crise. C’est notamment le cas pour le très célèbre restaurant de Times Square Ellen’s Stardust Diner. En l’absence de touristes (et plus largement de clientèle) depuis de nombreux mois, le dettes du restaurant se sont accumulées et risquent de provoquer la fermeture définitive de l’établissement.

Le centre-ville de New York est déserté

D’après un récent article du New York Times, Midtown est un quartier déserté depuis plusieurs mois. Habituellement surchargé de touristes et de travailleurs et travailleuses en costume/tailleur, le quartier de Midtown n’est maintenant plus que l’ombre de lui-même.

En raison des nombreux déménagements et des mesures de télétravail largement appliquées par les compagnies, les rues de Midtown ont été abandonnées par les quelques 8 000 employés qui travaillaient auparavant quotidiennement dans le quartier.

Cette absence des touristes et des travailleurs est un véritable problème pour les commerçants du quartier (restaurants et bars en première ligne). Même les célèbres vendeurs de rue de hot dogs tirent la sonnette d’alarme. Au lieu des 400 hot dogs vendus quotidiennement auparavant, ils parviennent aujourd’hui difficilement à écouler une dizaine de hot dogs par jour…

L’article complet sur le sujet est à lire par ici (en anglais).

© huffingtonpost.fr

Tout ce qui fait l’effervescence et de dynamisme de New York est au point mort

C’est ce qui semble ressortir à l’unanimité de la bouche des new yorkais. Nous connaissons tous New York pour son formidable dynamisme, pour son énergie débordante et parfois même pour son hyperactivité. La ville attire car elle déborde de possibilités, elle donne accès à une multitude de choses qu’il n’est pas forcément possible de trouver ailleurs ou au même endroit.

Ce qui rend New York aussi attractive, ce sont bien sûr la vie nocturne et culturelle, extrêmement riches et diversifiées à New York. Les sorties sont innombrables : les musées, galeries, restaurants, bars, clubs, salles de spectacles et de concerts ne désemplissent jamais. Tout le monde trouve toujours quelque chose à faire où à voir à New York. La ville est en perpétuelle évolution, on ne s’en lasse jamais. Malheureusement, le coronavirus est passé par là et a apporté avec lui de nombreux bouleversements.

Depuis le mois de mars, les salles de spectacles, de concert et les théâtres sont restés fermés. Les matchs de baseball et de basket, qui ont récemment repris, sont joués à huit clos. Les musées commencent tout juste à rouvrir très progressivement. Les bars et les restaurants ne sont autorisés à accueillir que 50% de leurs capacités et il n’a été possible pendant très longtemps, que de consommer à l’extérieur en terrasse.

Pour les new yorkais qui ont connu la vie dans la ville qui ne dort jamais, le choc est rude et une grande partie de ce qui faisait les attraits des New York est désormais en pause.

Le mouvement Black Lives Matter est aussi passé par là

Parce que le Covid n’est pas la seule crise que les Etats-Unis ont eu à affronter en 2020. La mort de George Floyd, tué par un policier des suites d’une bavure a déclenché une immense vague de dénonciation des violences policières. D’abord à l’échelle du pays, puis ensuite à l’échelle de la planète, le mouvement Black Lives Matter a donné lieu à de nombreuses manifestations qui dénoncent le racisme à l’encontre de la population afro-américaine.

Des émeutes ont également éclaté dans un grand nombre de villes américaines, dont New York City. Aux mois de mai et juin, certains quartiers ont été le théâtre de dégradations et d’affrontements entre la police et les manifestants, obligeant les commerces à sa barricader.

New York, rescapée de multiples traumatismes

Mais New York n’en est pas à son premier coup dur.

Au cours des derniers siècles, la ville a eu a affronter un certain nombre de crises et de déboires dont elle a toujours su se relever. On peut par exemple citer le célèbre crash boursier de 1929, point de départ de la grande dépression, qui plongea une grande partie de la ville dans la pauvreté. Les années 1970 et 1980 sont également très noires pour NYC : les taux de criminalité et de délinquance explosent rendant la ville particulièrement dangereuse. Les gangs font la loi et les trafiquants de drogues sont à tous les coins de rue. New York se vide de ses habitants, les caisses municipales sont vides. On pense que New York est au bord du gouffre. Pourtant, l’élection d’un nouveau maire ainsi qu’un regain économique vont réussir à sortir New York de cette mauvaise passe.

Le métro new yorkais dans les années 70. © urbanarthoughts

Mais ce sera sans doute la catastrophe du 11 septembre qui laissera sa plus grosse cicatrice à New York. On pensait une nouvelle fois que New York ne survivrait pas à un tel choc. Mais avec du temps, avec l’optimisme inné des américains et l’abnégation sans faille des new yorkais, il ne fait aucun doute que New York parviendra, une fois de plus à se sortir de cette crise.

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2 commentaires

  • Pierre - Âme Bohème

    Ça résume très bien la situation ! Je vis à New York, et je suis en télétravail depuis plus de 5 moins maintenant. Je comprend totalement ceux qui sont parti vivre en banlieue ou dans d’autres états plus ruraux, les mois de Mars et Avril, totalement confinés, furent particulièrement horrible et angoissants. Mais depuis fin Juillet les rues de Manhattan reprennent vie et tous les bars/restaurants ont dorénavant des terrasses extérieurs aménagés sur les places de parking. Les musées ré-ouvre ce weekend, ça redevient très agréables ! 🙂

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