Souvenirs d’une expatriation à Toronto

Le mois dernier, nous inaugurions le premier volet des paroles de voyageurs avec Matthieu, un jeune grenoblois qui décidait l’année dernière de tout plaquer en France pour aller vivre pleinement son rêve Canadien de l’autre côté de l’Atlantique.

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous présenter Carole. J’ai croisé Carole au hasard des articles d’un blog que nous suivons chacune de notre côté. En découvrant son blog, je me suis tout de suite sentie proche de sa façon de voyager. Nous avons une philosophie de voyage assez similaire : organiser nos voyages par nos propres moyens et toujours cette volonté d’appréhender en profondeur l’univers étranger qui nous entoure.

Carole a beaucoup voyagé en Europe mais aussi au Canada et aux Etats-Unis. Elle raconte ses aventures depuis 2012 sur son blog : les Escapades de Miss C. Mais, chose que j’ignorais, Carole a aussi connu deux expériences d’expatriation : une première fois à Londres et une seconde fois à Toronto au Canada où elle a choisi de poser ses valises en 2009. Et c’est cet épisode qu’elle a décidé de nous raconter aujourd’hui !

Qui es-tu ? Présente-toi rapidement !

Hello ! Je m’appelle Carole. J’ai 38 ans. J’habite dans une petite ville de Vendée. Je suis prof d’anglais (ce qui explique pourquoi je suis irrémédiablement attirée par les pays anglophones !).

Dis-nous en un peu plus sur tes voyages passés et futurs…

J’ai eu l’occasion de voyager dans plusieurs pays d’Europe (Espagne, Italie, Suisse, Allemagne, Pays-Bas, Angleterre, Irlande, Portugal). Cet été, je suis partie à la découverte de Rome. Sinon, hors Europe, je suis allée au Canada et aux Etats-Unis plusieurs fois. J’ai eu deux expériences d’expatriation : Londres (un an en tant qu’étudiante) et Toronto (un an en congé sabbatique).

Les projets : j’aimerais aller en Islande (j’y suis passée plusieurs fois en avion) et en Australie. Mais je n’ai aucune idée de quand ça se fera !

A un moment, cela a été plus fort que moi : je devais partir !

 

toronto

Raconte-nous un peu ton parcours jusqu’à Toronto…

Après mon année en tant qu’étudiante à Londres, je savais que, tôt ou tard, j’aurais une autre expérience d’expatriation. Je pensais au départ au Canada, puis ensuite c’était plutôt l’Australie qui m’attirait. Plusieurs années ont passé (autres priorités…). A un moment, cela a été plus fort que moi : je devais partir ! J’ai fait des recherches et j’ai découvert le PVT (Programme Vacances Travail). Mais là, déception : il fallait avoir 30 ans maximum pour être éligible (j’en avais 33). En poussant mes investigations, j’ai découvert que le Canada ouvrait le PVT jusqu’à 35 ans ! J’ai donc fait ma demande de PVT et mon choix s’est tout de suite orienté vers Toronto où j’avais passé 3 semaines l’été précédent lors d’un séjour linguistique que j’encadrais. Je voulais aussi une ville anglophone.

Quelle a été ta première impression en arrivant à Toronto ?

La première chose qui m’a sauté aux yeux en arrivant à Toronto, c’est le multiculturalisme : le monde entier est à Toronto !!! Il faut savoir qu’un Torontois sur deux n’est pas né au Canada ! Plus d’une fois dans le métro, je me suis dit : « Je suis une minorité parmi d’autres. » ça fait beaucoup de bien !

Quels sont les côtés de la vie Torontoise que tu as le plus apprécié ? Et ceux qui t’ont le moins plu ?

Ce que j’ai aimé à Toronto, c’est sa multitude de facettes. Même si c’est la plus grande ville du Canada, on ne se sent jamais oppressé. Il y a des quartiers où ça bouge, des parcs où se relaxer, des patinoires à ciel ouvert l’hiver, des plages au bord du lac Ontario, des animaux sauvages comme des ratons laveurs dans les rues (bien sûr pas downtown !), et on entend toutes sortes de langues étrangères. C’est le dépaysement en permanence !

Je ne vois pas de côtés négatifs : même dans le métro aux heures de pointe, les gens sont adorables et respectueux.

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J’ai vu que j’étais capable de tout recommencer à zéro.

Pour toi, à quoi ressemble LA journée Torontoise parfaite ?

Il n’y a pas de journée torontoise parfaite pour moi, mais plutôt des « moments parfaits » comme observer la nature même en ville, aller dans un bar sympa ou à un festival (ça ne manque pas à Toronto) avec des amis français, canadiens ou de toute autre nationalité, lire un bouquin face au lac au Harbourfront ou dans le quartier des Beaches.

Si tu devais tirer un bilan de cette année d’expatriation ?

Le bilan de cette année d’expatriation est très positif. J’ai vu que j’étais capable de tout recommencer à zéro (j’étais sans amis, sans famille, sans boulot en arrivant).

Quel est le plus beau souvenir que tu rapportes de cette année passée à Toronto ?

Mon plus beau souvenir, ce sont les rencontres. Les gens sont tellement bienveillants ! J’ai rencontré des personnes qui m’ont très bien accueillie et m’ont fait confiance dès notre première rencontre (notamment dans le travail). Certains ont parfois plus cru en moi que moi-même !

As-tu un dernier conseil à donner à ceux qui envisagent de visiter ou de s’installer dans cette ville ?

Le conseil que je donnerais à ceux qui veulent s’expatrier, c’est de privilégier les rencontres avec les locaux dès le départ. J’ai choisi une co-locataire canadienne sur ce site : http://www.torontohomestays.org/ et c’est d’ailleurs grâce à un de ses amis que j’ai décroché un très bon boulot ! Et pour se faire des amis autres que les expats : www.meetup.com

Enfin, j’ai envie de dire aux touristes français : allez découvrir les villes anglophones comme Toronto ou Vancouver. Elles sont plus américanisées certes, mais elles valent le détour !

Ce que j’ai aimé à Toronto, c’est sa multitude de facettes. C’est le dépaysement en permanence !

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-« Skyline of Toronto viewed from Harbour » by John Vetterli – originally posted to Flickr as Skyline. Licensed under CC BY-SA 2.0 via Wikimedia Commons –

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